Histoire

Ton sourire. C’est dans ton sourire que je me suis perdue. Il me manque. Terriblement.

Je suis ailleurs. Dans cette bulle. J’étouffe. Je suis seule. Seule. Devant un monde. Ce monde n’est pas pour moi. Il n’est pas. Je me sens tellement seule. Tu sais j’aimerais un jour me sentir comme tout le monde, comme eux. Mais je sais, je sais que je ne pourrais jamais. Je ne sais pas comment je me sens. Tout est vide. Il y a ce putain de vide en moi. Je meurs, meurs. Je voulais mourir dans tes bras mais même cela je ne pourrais pas. Tu m’as abandonné. T’es partis. T’es plus là, plus là. Et merde. Merde pourquoi? Pourquoi? expliquez-moi pourquoi ils nous quittent? J’aurais aimé être avec toi pendant que tu faisais ton acte. Voir tes yeux vide. Ton corps froid. Te voir tomber dans le vide. De voir ton âme mourir. J’aurais aimé. Pour comprendre. Comprendre pourquoi tu m’as laissé. Comprendre ce que tu pensais à ce moment précis. Comprendre. C’est tout ce que je veux bordel. Tout ce que je souhaite. C’est de comprendre comment on arrive à ce point là. Tu sais que techniquement, l’homme ne peut pas se tuer soi-même. Rien que par exemples, la pensée de se planter soi-même n’est pas possible. Techniquement hein. Je suppose qu’il faut passer dans ce capte. Ce capte où tu n’as plus d’espoir. Où tu sais que là t’es foutu. Foutu éternellement. Je ne sais pas. J’sais pas putain. Je suis perdue moi-même. Et je lutte. Lutte contre mes démons. J’essaye. Mais je sais que seule je ne pourrais jamais. Je sais que je suis condamnée. J’me dis que. J’me dis que peut-être au fond je suis forte. Peut-être qu’un jour je les tuerais tous. Pour le moment. J’écris, j’écris. Je dépose des lettres sur une feuille. En essayant d’y mettre un sens. En attendant, je pense, je pense à toi. Toi qui fus mon tout. En attendant, je ferme les yeux et j’écoute la pluie qui frappe sur mes carreaux. En attendant, j’essaye d’être sociable, de feindre des sourires. En attendant de comprendre tout cela, j’attends, j’attends patiemment. Et on me dit qu’un jour, si je laisse le temps faire je guérirai. Même si j’ai envie de leur dire que. Même si admettons que je guéris, j’aurais cette cicatrice. Et je connais, je connais. On ne guéris pas vraiment. On a ce petit souvenir. Chaque fois que ton regard se pose sur cette cicatrice tu te rappelles. Car chaque cicatrice qu’on a sur la peau, nous rappelle son histoire.
Et mon histoire est trop longue.

Pour un soir.

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